La synergie des syndicats d'enseignants de la province du Sud-Kivu affiche son apaisement après l’aboutissement d’un plaidoyer engagé depuis juillet 2025 auprès des autorités scolaires à Kinshasa. À la clé de cette démarche : l’intégration officielle de la prime de gratuité dans les salaires des enseignants des écoles primaires.

Cette décision concerne aussi bien les enseignants de la ville de Bukavu que ceux des territoires du Sud-Kivu. Elle marque, selon les responsables syndicaux, une avancée significative dans l’amélioration des conditions socio-professionnelles des professionnels de l’éducation.
Président et Porte-Parole des syndicats d'enseignants du Sud-Kivu, Jacques Cirimwami, lors d'une interview nous accordée ce mercredi 11 février 2026, s’est félicité de cette mesure qu’il qualifie de «victoire collective» :
« Nous saluons l’aboutissement d’un plaidoyer mené avec détermination depuis juillet 2025. L’intégration de la prime de gratuité dans le salaire des enseignants des écoles primaires constitue une avancée majeure », a-t-il déclaré. Il attribue cette évolution à « l’écoute des autorités du gouvernement congolais et du ministère de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, à travers le responsable du comité suivi paie des enseignants ayant exécuté la décision».
Avant cette intégration, la prime était versée séparément du salaire, une situation qui engendrait de nombreuses contraintes pour les enseignants. En période de conflit et d’insécurité, certains professionnels étaient contraints de se déplacer sur de longues distances pour percevoir ces fonds, notamment vers la ville de Butembo, en province du Nord-Kivu.
« Au-delà de l’aspect financier, cette mesure met fin aux nombreuses difficultés auxquelles nos collègues étaient confrontés. Les risques encourus étaient réels », a insisté Jacques Cirimwami.
Les syndicats évoquent des déplacements jugés périlleux, exposant les enseignants aux dangers liés à l’instabilité sécuritaire.
Désormais intégrée au salaire, cette somme représente, selon l'acteur syndical, non seulement une simplification administrative, mais aussi une garantie de sécurité et de dignité pour les enseignants.
« Cette intégration représente une reconnaissance du travail des enseignants et contribue à améliorer leurs conditions socio-professionnelles », a ajouté le responsable syndical.
Tout en saluant cette avancée, les syndicats indiquent rester mobilisés pour d’autres revendications visant à renforcer durablement le secteur éducatif dans la province du Sud-Kivu, encore confronté à de multiples défis structurels et sociaux.
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Pascal M. Ki-Moon,
Au compte de JEUNESSE & DÉVELOPPEMENT_RDC
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