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L'exode rural des jeunes à Kabare : un véritable blocage au développement

L'exode rural des jeunes à Kabare, perçu comme un véritable blocage au développement.

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C'est au cours de l'émission Jeunesse et développement, suivie chaque vendredi de 9h00 à 10h00, à radio Enyanya Fm (98.2 MHz), émettant depuis Miti centre, territoire de Kabare, province du Sud-Kivu; ce vendredi 26 juillet 2024, que les invités de Pascal Marhegane Ban Ki-moon, journaliste présentateur de ladite émission, ont discuté sur le thème : "L'exode rural des jeunes et son impact sur le développement du territoire de Kabare."

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Trois invités à l'émission:


1. Heri Mudugo Jean-Baptiste, Licencié en Santé et Développement Communautaire, chercheur en Leadership chrétien, co-initiateur de la campagne "Exode urbain" en 2018...

2. Koko Cirhuza Lebon, Licencié en Sciences de l'éducation, président honoraire du Comité de Développement de Cinjoma/Mudaka, responsable de la fondation portant son nom, FOKOCI en sigle.

3. Patrick Ngohere, Sociologue, spécialiste en dynamique sociale et culturelle,...

Au cours de l'émission, plusieurs causes ont été évoquées comme étant à la base de l'exode rural des jeunes à Kabare, entre autres le chômage exacerbé, l'insécurité, ...

"Certains jeunes de Kabare pensent que c'est en ville où ils peuvent avoir des emplois et abandonnent ainsi les villages, ce qui crée un vide, un manque à gagner ici. Il y a aussi sûrement ceux qui fuient des conflits, comme par exemple l'expropriation. Je suis parmi les initiateurs de la campagne Exode urbain que nous avons lancé en 2018 dans l'objectif de sensibiliser les gens à quitter plutôt les villes pour s'installer dans les villages. Je demande donc aux jeunes de Kabare, de ne plus aller massivement dans les villes pour éviter de créer un vide ici. Qu'ils restent, afin de contribuer au développement de notre cher territoire." a déclaré Heri Mudugo Jean-Baptiste, Chercheur en Leadership chrétien, co-initiateur de la campagne "Exode urbain" en 2018.

Le sociologue Patrick Ngohere , quant à lui, pense que l'insécurité serait aussi à la base du déplacement massif des jeunes du territoire vers les villes.

"Selon les études faites, on remarque que l'insécurité dans certains coins de Kabare, serait aussi à la base de l'exode rural des jeunes. Les villages à la périphérie du parc de Kahuzi-Biega sont presque vides aujourd'hui. Il faut aussi signaler que d'autres jeunes vont souvent s'installer dans les villes pour de raison de luxe, prestige et tout ça, nous décourageant vraiment. Nous avons intérêt de rester ici et travailler ensemble pour le bien-être de notre territoire."
a déclaré Patrick Ngohere, Sociologue, spécialiste en dynamique sociale et culturelle.

"Les conflits familiaux et la mauvaise réputation sont aussi à la base du déplacement massif des jeunes de Kabare vers les villes. Moi, je ne soutien pas ces jeunes qui partent pour s'installer à Bukavu, à Goma, à Kalemie,... La jeunesse de Kabare devrait être stable, pour espérer à un développement durable de notre contrée." a déclaré Koko Cirhuza Lebon, président honoraire du Comité de Développement de Cinjoma/Mudaka, responsable de la fondation portant son nom, FOKOCI en sigle.

La thématique a suscité l'intervention de plusieurs auditeurs parmi lesquels nous citons François Mubalama, président de la Société Civile forces vives du groupement de Mudusa, qui pense que l'exode rural des jeunes a un impact négatif sur le développement du territoire de Kabare et en particulier le groupement de Mudusa.

"L'exode rural des jeunes a un impact négatif sur le développement du territoire de Kabare. En ce qui concerne Mudusa, étant un groupement proche de la ville de Bukavu, les jeunes veulent toujours aller dans la ville à cause de: l'insécurité, le chômage, les conflits liés à la sorcellerie, les études, le loisir, la considération sociale..." a réagi par message téléphonique François Mubalama, président de la société civile du groupement de Mudusa.

Signalons que l'émission a connu aussi la réaction de beaucoup d'autres auditeurs de Kabare comme d'ailleurs et qui ont soutenu l'idée selon laquelle les jeunes de Kabare ne doivent plus se déplacer massivement vers les villes, c'est pour eux le moment de travailler pour l'intérêt de leur entité.

jeunesse.developpmt2024@gmail.com 
httpjeunesse.blogspot.com

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