Un drame sanglant a frappé le territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Trois membres d’une même famille ont été assassinés dans la soirée du dimanche 9 février 2026, à Cirhondo, village Kamakombe, dans le groupement de Bugorhe (territoire de Kabare).

Selon la société civile, à travers un message de dénonciation, les victimes sont Monsieur Janvier Ombéni Bagula, son épouse et leur enfant, tués par des bandits armés non identifiés vers 21 heures.
La société civile précise que cette famille constituait la belle-famille du coordinateur du Cadre de concertation de la société civile du groupement de Bugorhe, soulignant ainsi la gravité et la sensibilité de cet acte criminel.

"Ce triple assassinat intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant, marqué par la recrudescence des violences ciblant des acteurs sociaux et leurs proches depuis l’intensification du conflit armé dans le territoire de Kabare." précise la société civile.
Elle déplore "une tendance inquiétante où des défenseurs des droits humains deviennent des cibles privilégiées des assaillants."
À titre de rappel, ce drame survient quelques jours seulement après l’enlèvement et l’assassinat d’un autre défenseur des droits de l’homme dans le groupement de Bugobe, toujours à Kabare, également attribué à des bandits armés.
Face à cette situation jugée intenable, le Cadre de concertation de la société civile de Kabare appelle la population à renforcer les mesures d’autoprotection et exhorte les autorités locales, militaires et politiques à assumer pleinement leurs responsabilités en rétablissant la sécurité dans toutes les entités du territoire.
« Trop, c’est trop », conclut le message du Cadre de concertation de la société civile de Kabare.
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✍️ JEUNESSE & DÉVELOPPEMENT_RDC
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