Rutshuru : le CTJ dénonce l’enrôlement forcé de plusieurs centaines de jeunes par les rebelles de l’AFC-M23 à Bambo
Publié par JEUNESSE & DÉVELOPPEMENT_RDC

Selon un activiste des droits humains, l’intervention a débuté vers 5 heures du matin. À l’aide de mégaphones, les assaillants ont sommé la population de se rassembler au rond-point central, sous menace de sanctions et de fouilles systématiques des habitations.
Sur place, les jeunes ont été contraints de s’asseoir à même le sol. Quelques personnes, notamment des enseignants et du personnel de santé, auraient été relâchées, tandis qu’au moins une centaine d’autres ont été embarquées dans des véhicules en direction de centres de formation non identifiés.
Le Conseil Territorial de la Jeunesse de Rutshuru affirme que plus de 15 000 habitants de Bambo, Bugina et des environs ont été forcés d’assister au rassemblement. Un officier rebelle du M23 aurait appelé toute personne soupçonnée de liens avec des groupes d’autodéfense à se dénoncer, sous peine d’exécution immédiate en cas d’accusation par un tiers.
Dans l’après-midi, des camions de type FUSO auraient transporté les personnes interpellées vers une destination inconnue, après une sélection forcée séparant femmes, hommes et jeunes.
Les organisations locales dénoncent une grave violation du droit international humanitaire, d’autant plus que la coupure des télécommunications dans plusieurs zones complique la documentation des abus. Le Conseil Territorial de la jeunesse de Rutshuru appelle à la libération immédiate des jeunes recrutées et au retour des élèves dans leurs écoles.
Certaines sources locales évoquent toutefois un chiffre plus bas, parlant d’environ 100 personnes contraintes de rejoindre la rébellion.
Nos confrères du média LES VOLCANS NEWS, qui diffusent cette information, auraient tenté de contacter les responsables rebelles sur place, qui n’étaient pas joignables dans l’immédiat malheureusement.
_________________________
JEUNESSE & DÉVELOPPEMENT_RDC
Des rebelles de l'AFC-M23, appuyés par leurs alliés les RDF, ont mené samedi 31 janvier une opération musclée dans la cité de Bambo, territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), au cours de laquelle plusieurs centaines de jeunes auraient été recrutés de force.

Selon un activiste des droits humains, l’intervention a débuté vers 5 heures du matin. À l’aide de mégaphones, les assaillants ont sommé la population de se rassembler au rond-point central, sous menace de sanctions et de fouilles systématiques des habitations.
Sur place, les jeunes ont été contraints de s’asseoir à même le sol. Quelques personnes, notamment des enseignants et du personnel de santé, auraient été relâchées, tandis qu’au moins une centaine d’autres ont été embarquées dans des véhicules en direction de centres de formation non identifiés.
Le Conseil Territorial de la Jeunesse de Rutshuru affirme que plus de 15 000 habitants de Bambo, Bugina et des environs ont été forcés d’assister au rassemblement. Un officier rebelle du M23 aurait appelé toute personne soupçonnée de liens avec des groupes d’autodéfense à se dénoncer, sous peine d’exécution immédiate en cas d’accusation par un tiers.
Dans l’après-midi, des camions de type FUSO auraient transporté les personnes interpellées vers une destination inconnue, après une sélection forcée séparant femmes, hommes et jeunes.
Les organisations locales dénoncent une grave violation du droit international humanitaire, d’autant plus que la coupure des télécommunications dans plusieurs zones complique la documentation des abus. Le Conseil Territorial de la jeunesse de Rutshuru appelle à la libération immédiate des jeunes recrutées et au retour des élèves dans leurs écoles.
Certaines sources locales évoquent toutefois un chiffre plus bas, parlant d’environ 100 personnes contraintes de rejoindre la rébellion.
Nos confrères du média LES VOLCANS NEWS, qui diffusent cette information, auraient tenté de contacter les responsables rebelles sur place, qui n’étaient pas joignables dans l’immédiat malheureusement.
_________________________
JEUNESSE & DÉVELOPPEMENT_RDC
Commentaires