Les tensions s’accentuent autour du Détroit d'Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial du pétrole. Les États-Unis ont appelé à la formation d’une coalition navale internationale afin de sécuriser cette voie, alors que l’Iran met en garde contre toute intervention militaire étrangère.
Dans un message publié sur son compte X, le président américain Donald Trump a estimé que les États-Unis ne devraient pas agir seuls pour rouvrir le détroit, actuellement fermé par les Corps des gardiens de la révolution islamique. Il a ainsi invité plusieurs puissances, notamment la Chine, le Royaume-Uni, la France, la Corée du Sud et le Japon, à déployer des navires de guerre pour sécuriser cette zone maritime cruciale.
Le détroit d’Ormuz constitue l’un des points névralgiques du commerce énergétique mondial. Une grande partie du pétrole transporté par voie maritime transite par ce corridor reliant le Golfe persique à l’océan Indien. Sa fermeture pourrait entraîner une perturbation majeure de l’approvisionnement énergétique et provoquer une hausse significative des prix du pétrole sur les marchés internationaux.
Face à cet appel de Washington, l’Iran a rapidement réagi. Ce dimanche 15 mars, Téhéran a averti les autres pays contre toute initiative susceptible d’élargir le conflit au Moyen-Orient. Les Gardiens de la révolution ont également déclaré que tout navire de guerre américain s’approchant des côtes iraniennes pourrait être pris pour cible.
Dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions, les responsables iraniens ont aussi intensifié leurs menaces contre Israël. Les Gardiens de la révolution ont notamment promis de « traquer et tuer » le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, selon des propos relayés par plusieurs médias internationaux.
Cette montée des tensions autour du détroit d’Ormuz fait craindre une nouvelle escalade militaire dans le Golfe, une région stratégique où se concentrent depuis longtemps rivalités géopolitiques et enjeux énergétiques majeurs. Les prochains jours pourraient être déterminants pour savoir si la crise évoluera vers une confrontation militaire ou vers une tentative de désescalade diplomatique.
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JEDEV_RDC

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