Le groupement de Kagabi, situé dans le territoire de Kabare (province du Sud-Kivu), traverse une période marquée par une recrudescence alarmante de l’insécurité. Le Bureau de coordination du cadre de concertation de la société civile de Kagabi dénonce une série d’attaques armées, de pillages et d’enlèvements qui plongent la population dans la peur et la psychose.

Selon la société civile, la situation sécuritaire s’est fortement détériorée ces dernières semaines dans plusieurs villages du groupement.
"La nuit du 10 février 2026, aux environs de 21 heures, des hommes armés ont attaqué le centre de santé de Mbobero. Ils ont ensuite procédé au pillage systématique de boutiques au centre de négoce de Muhinzo, toujours à Mbobero. Le bilan fait état d’une personne blessée et d’importants biens emportés." précise un membre du Cadre de Concertation de la société civile de Kagabi.
Et d'ajouter :
"La journée de ce dimanche 1er mars 2026 a été particulièrement agitée dans le village de Cidjo. Dans un premier temps, un homme en tenue militaire, porteur d’une arme à feu, a circulé librement dans le village, rançonnant la population,..."
La même source précise que "dans la soirée du même jour, vers 21 heures, six hommes lourdement armés ont fait incursion dans plusieurs boutiques et ménages à Cidjo. Les assaillants ont pillé, saboté et torturé des habitants sur leur passage. À Kadaku, dans le village de Cidjo, une personne a été blessée par balle."
Au cours de cette attaque, "un jeune garçon connu sous le nom de Pacques, originaire de Cidjo, a été enlevé par ces hommes armés et conduit vers une destination inconnue."
La société civile indique que ces incidents répétés accentuent le climat de peur et de désespoir au sein de la population de Kagabi, qui se sent de plus en plus abandonnée.
Face à cette montée inquiétante de l’insécurité, le cadre de concertation de la société civile de Kagabi condamne avec la plus grande fermeté ces actes de violence. Il appelle les autorités territoriales et provinciales à assumer pleinement leurs responsabilités en prenant des mesures urgentes pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens dans le territoire de Kabare.
La société civile exige également la libération immédiate et sans condition du jeune porté disparu. Elle invite la population au calme, à la vigilance et à la résilience, tout en plaidant pour la tenue urgente d’une réunion de sécurité territoriale à Kagabi afin d’identifier des solutions durables pour mettre fin aux attaques, pillages et autres exactions.
« Il est temps que les autorités agissent », conclut le cadre de concertation de la société civile de Kagabi.
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JEDEV_RDC
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